Traversée de Sumatra : on est trop des buleh

Jamais encore notre sentiment pour un pays n’avait été aussi contrasté. L’Indonésie, c’est un trafic permanent et omniprésent, une conduite irrespectueuse, un envahissement de gens qui vous abordent en permanence et sans gêne… L’Indonésie, c’est aussi une langue facile, une hospitalité naturelle, des rencontres inoubliables et une mosaïque culturelle à découvrir. Seuls les indonésiens savent être à la fois aussi adorables et aussi insupportables. D’un instant à l’autre, un coup on déteste l’Indonésie, un coup on l’adore !

Remontons jusqu’au 21 avril. Après 45 minutes de ferry depuis Singapour, on débarque en Indonésie sur l’ile de Batam. Par certains cote, l’ile de Batam, juste en face de Singapour, n’est pas vraiment à l’image du reste du pays, la proximité du tigre asiatique ayant surement favorise son développement : on fait nos course dans un immense centre commercial comme on n’en reverra pas par la suite. On peut aussi se balader dans la rue avec une tête d’occidental sans que tout le monde se retourne sur son passage. Par d’autres cotes, on est déjà pourtant bien au cœur de l’Indonésie : sur la route, c’est une plongée dans un trafic ininterrompu de motos qui roulent dans tous les sens et qu’on ne quittera plus. Du monde partout. Derrière la Chine, l’Inde et les Etats-Unis, l’Indonésie est le 4eme pays le plus peuplé du monde. 250 millions d’indonésiens surpeuplent les iles de cet immense archipel.

Juste a cote du terminal international par lequel on est arrivé, tout calme et tout clean, on se rend au terminal domestique pour acheter un ticket pour Sumatra. A l’inverse, c’est un joli bordel. C’est à celui qui cri le plus fort car tous les guichets vendent les mêmes tickets. Difficile d’obtenir des infos. D’un coup, l’anglais est redevenu plus ou moins aussi utile que le chinois en france. On est bien content d’avoir acquis quelques bases de malais qui nous permettent de nous débrouiller (c’est la même langue, à quelques petites différences lexicales près). On apprend qu’un bateau part le surlendemain, direction Kuala Tungkal sur Sumatra.

Le 23 avril, on embarque donc dans un petit bateau (non climatise) pour 7h de traversée. On ne reste pas en pleine mer longtemps, très vite, on progresse sur les eaux marron de rivières bordées de mangrove sur l’ile de Sumatra.

Avec le GPS, on guete notre approche de l’équateur. Malheureusement, l’absence de signal nous empêche de voir le passage de la ligne. Quand il revient, ça y est, la latitude commence par un S !

Entrée en hémisphère Sud !

Puis on arrive en fin d’après-midi a Kuala Tungkal.

Le bateau batam – sumatra

Débarquement a Kuala Tungkal

A Kuala Tungkal, c’est une plongée dans un autre monde. Sumatra. Des chèvres dans les rues. Des nids de poules partout. Des vendeurs de rue qui poussent des chariots. Des porteurs. Des vélos, des tricycles, des motos. Cette fois, on est a 100 pourcent en Indonésie !

A peine plus petite que l’Espagne, plus de 2 fois plus longue que la Malaisie, Sumatra est une des plus grandes iles du monde. On n’en traverse qu’une partie au sud, mais qui fait quand même quelques centaines de km. A Sumatra, il y a très peu de tourisme, et il est comme d’habitude concentré sur quelques sites, plutôt au nord. Ce qui fait que, même en restant sur la route principale, voir des blancs passer est ici un évènement. C’est tout un phénomène, au debut amusant, rapidement très pesant. Le mot pour qualifier les blancs, c’est buleh, prononcé « boulet ». Dès que l’on nous a vu, on se met a alerter la compagnie a coup de « buleh ! buleh ! ».  Ils s’imaginent pas qu’on comprend le mot, alors quand, en passant devant une école, on imite les enfants en repetant « Ada buleh ! » (il y a des blancs !), ils éclatent de rire, surpris.

Bon, buleh, c’est pour donner le signal. Ensuite, ils nous adressent la parole. Et la, c’est immanquablement : « How arrre you, misterrr ? ». Les seuls mots anglais que tous les indonésiens connaissent. Le mister, on nous le sert tout au long du jour, c’est infernal. En fait, on nous adresse presque jamais la parole sans terminer par mister. D’ailleurs, le mot est rentré dans les dictionnaires indonésiens, ça donne, en gros : « titre utilisé pour s’adresser à un buleh ». Parfois c’est miss, mais c’est aléatoire, ca dépend pas si ils s’adressent a Sara ou moi (parfois on a la patience de leur expliquer la différence). C’est pas méchant, ils veulent juste nous faire signe, attirer notre attention pour saluer. Sauf que pour nous, c’est vraiment usant. On n’a tout simplement pas l’énergie de répondre à un « mister » toutes les 20 secondes pendant toute une journée. Surtout qu’on est en train de conduire, et que vu le trafic, on peut pas vraiment se permettre de relâcher l’attention. Alors, en début de journée, on a encore l’énergie et l’humeur de répondre, puis de plus en plus, avec la température et la fatigue qui montent, on est bien obligés de faire comme si on entendait pas. Ceux qui sont au bord de la route, dont on croise naturellement le regard, ça passe encore. Mais chacun voudrait qu’on se retourne pour eux, même si ils sont a 100 mètres de la route. Alors ils sont la a insister « MISTERRR ! »,

Mais les mister, c’est pas le pire. Le gros truc, c’est de se faire prendre en photo avec nous. Bon, alors si des gens viennent parler deux minutes, demandent d’où on vient etc., puis demandent à se faire prendre en photo avec nous, pas de problème. Mais bien souvent, c’est pas de bonjour, rien de tout, le seul truc qui les interesse, c’est d’avoir leur photo. Pas une photo de nous, une photo de eux avec un buleh. Ils approchent, telephone a la main : « foto foto, mister ? » (tout en mimant une paire de jumelle avec les deux mains, va savoir pourquoi). Et c’est tout le temps. Tu entres dans un magasin, tout transpirant car tu viens de t’arrêter, et c’est tout de suite « foto foto ? ». Les motos qui s’arrêtent exprès, « foto foto ? » et qui repartent. Les adolescentes hystériques qui nous suivent en gloussant, et dès qu’on s’arrête : « foto foto ? ». Assis à table en train de manger, les voisins manqueront pas de s’approcher : « foto foto ? ». Et très souvent, les gens aux bords de la route qui nous font le « foto foto » en espérant qu’on s’arrête. Déjà si on s’arrêtait tous les km faire une photo, on n’avancerait pas beaucoup. Mais en plus on l’imagine pas forcement, mais avec un vélo chargé, ça demande énormément d’énergie de s’arrêter, et de repartir…

Bref, même si c’est pesant au quotidien, c’est tout de même amusant de constater a quel point ils idolent les blancs. On nous a dit plusieurs fois que les buleh étaient trop beaux. Et quand on pose la question, on nous a dit plusieurs fois qu’on était les premiers blancs qu’ils voyaient. Et ça c’est cool ! La plupart des gens que l’on rencontre ne sont jamais sorti de Sumatra (quelques uns sont allé a Jakarta), mais on a rencontre un jour un mec qui a visité Bali. Ce qu’il en a retenu : c’est génial, il y a des bulehs partout ! Alors, si vous souhaitez expérimenter la vie d’une star, c’est pas compliqué, il suffit de venir ici !

Des gens, il y en a en partout. Il n’y a jamais de tronçon sans personne, entre deux villages. Le bord de route, c’est un village continu. Des maisons sans interruption. Autant dire que des buleh, des foto foto, et des mister, on en entend un bon paquet et sans jamais avoir droit à une trêve ! Le bon côté, c’est qu’on a jamais à se soucier de stock d’eau et de nourriture, il y a des petits magasins partout, et des petit supermarchés vraiment très souvent. Toujours les deux mêmes chaines, Alfa et Indomaret, qui sont climatisés (lorsqu’il n’y a pas de coupure du courant, ce qui est très fréquent sur l’île) et c’est parfois l’occasion d’un cône glacé (vraiment apprécié). Un autre bon aspect c’est les mosquées, qui sont encore plus fréquentes que les supermarchés. Et à chaque fois ou presque, on peut y trouver un abri (soit contre le soleil brûlant, soit contre la pluie diluvienne), des toilettes et des robinets pour se rafraîchir (ce qui surprend parfois : vous êtes musulman ? non j’ai chaud).

La route, en plus d’avoir une surface pas très bonne, et un trafic continu de motos et de camions, a un dénivelé incroyable. Ça monte, ça descend, toujours a des pentes très raides. Le tout dans le même climat chaud et humide qu’au sud de la Malaisie. Un soleil brûlant qui nous oblige a s’arrêter quelques heures au milieu du jour, attendant amorphes que la température redescende un peu. Et des pluies diluviennes qui arrivent d’un coup, sans prévenir. C’est aussi pour ça que même si on pouvait, on a pas trop envie de dormir sous tente ! Du coup, la route est un vrai challenge. On a failli abandonne, d’ailleurs, pour la première fois du voyage. Un matin, on essayer de faire du stop, mais ça marche pas. On reprend la route. Et finalement, au delà de Palembang, le relief est plus raisonnable.

Le trafic est déprimant, on se fait tout le temps raser de très près. On se refait tout de suite des écarteurs anticons, version ultra-longs. Bon ils rasent le bout du bâton, et quelques uns se sont fait casser, mais globalement, ça marche plutôt pas mal et on peut conduire bien plus sereinement !

Pelan pelan : ralentir

Sur la route, on voit :

des maisons…

des mosquées…

des camions chargés avec les fruits du palmiers a huile…

ou des écoliers

Avec parfois des choses plus inattendues :

comme un chat-léopard écrasé…

un éboueur a pied dont le chariot a les roues un petit peu penchées…

ou encore une chèvre a loooongues oreilles !

Niveau paysage, rien d’exceptionnel dans cette partie de l’ile. Mais il y a un truc qui est chouette, c’est les rivières. Chaque pont nous offre de superbes tableaux de maisons sur pilotis ou de bateaux.

Mais c’est pas tout ça qu’on retient le plus de Sumatra. Ce qui marque, c’est ça :

Enfin, c’est les gens quoi. Le coté envahissant et irrespectueux que prennent parfois souvent les relations avec les gens dans la rue disparaît quand on arrive à établir une relation plus prolongée avec un petit nombre de personnes. Sur les deux semaines passées à Sumatra, on n’a sorti la tente qu’une ou deux fois. Le reste du temps, on était invités chez des gens. Toujours très accueillants. Passer la soirée chez une famille est toujours un moment fort ou l’on découvre un peu plus la vie locale. C’est un aspect du voyage qui nous a beaucoup plus jusque-là, mais qui avait disparu depuis plusieurs mois. On retrouve donc avec bonheur le plaisir de ces échanges courts mais marquants, simples mais profonds. Généralement, on nous offre a manger, mais leur manière de nous montrer leur respect est de nous laisser manger tous seuls. Eux mangeront plus tard de leur cote. Un peu déstabilisant ! Ça nous permet d’avoir aussi une bonne douche salvatrice en arrivant le soir, et une douche rafraîchissante le matin avant de petit-déjeuner. Dans les salles de bains, il y a toujours un mandi, un grand bac d’eau fraîche et limpide qu’on se verse dessus avec un pot en plastique.

Et chaque soir, on apprend de nouveaux mots de cette jolie langue. Sur ces milliers d’iles, il y a des centaines de langues et dialectes. Mais tous parlent la bahasa indonesia, l’indonésien, la langue nationale. Orthographe et grammaire sont très simples et réguliers. La prononciation plutôt facile aussi. Apres le turc et le russe, c’est donc la troisième langue dont on approfondit un peu l’apprentissage. Et bien sur, quelques mots suffisent a changer complètement les relations. Par exemple quand on entre dans une rumah makan (« maison manger » = restaurant) souvent on observe une certaine timidité, on fait semblant de pas nous avoir vu ou alors on va vite chercher le collègue. Mais des qu’on parle indonésien, les voila tout a coup soulage et souriant !  C’est facile de donner l’impression qu’on parle bien, car les conversations sont très stereotypees et previsibles. Toujours les même questions, et les mêmes réactions qu’on connait par cœur. Les indonésiens sont très curieux, et enchainent rapidement les questions. Ils sont aussi tres joyeux et rigolent très facilement. On nous aborde assez souvent par Bisa bahasa indonesia? vous parlez indonesien ? Ou alors direcement par le Dari mana? d’ou venez vous? qu’on nous pose vraiment souvent. Ensuite bien sur c’est le Ke mana? ou allez vous ? Tres vite vient le Sudah berapa lama di indonesia? Deja combien de temps en indonesie ? puis sans transition Sudah manika ? mariés ? (« oui », c’est plus simple)  Berapa lama? combien de temps ? (« 2 ans », et si on a dit précédemment qu’en était en voyage depuis satu tahun tiga bulan, un an et trois mois, ils s’exclament souvent en anglais ahhh… honeymoon ! (lune de miel) et éclatent de rire. Mais d’ou connaissent-ils donc ce mot?). Ada anak ? vous avez des enfants ? (et la on a parfois le droit a des blagues douteuses qui laissent penser qu’ils ne connaissent pas forcement la contraception)

On nous demande souvent ou on a appris la langue, et quand on répond « en malaisie », certains comprennent et d’autres semblent apprendre qu’ils parlent la même langue.

A Jambi, on nous donne plusieurs exemples de mots en « bahasa jambi ». Comme la seule variation pour ce dialecte semble etre que la plupart des mots se terminant en a se terminent ici en o, sara répond : « ah ok, bahasa indonesia : nama saya Sara, (je m’appelle sara), bahasa jambi : namo sayo Saro ! » ce qui a son petit succès.

C’est dans le bateau en venant de Batam qu’on avait rencontré Evi. Elle remarque que Sara lit la méthode d’indonésien, et s’approche en proposant en anglais « la moindre question, tu peux me demander ». Instit, elle parle un bon anglais (on a du mal a croire qu’on est les premiers occidentaux a qui elle parle !) et nous invite chez elle a Jambi. On lui dit qu’on sera la trois jours plus tard. Trois jours plus tard, on l’appelle, et on passe deux belles journées chez elle, a rencontre beaucoup de monde, et a apprendre beaucoup sur la langue et la culture. C’est elle qui nous donne l’astuce d’aller voir les RT dans les villages (sorte de petit maire) pour demander ou on peut dormir. Et ça a très bien marché, les RT rumah (maison du RT) ont toujours été très accueillantes.

La nourriture est assez différente de la malaisie. On mange le plus souvent  un nasi telur, riz – omelette, pas cher et bien nourrissant. Parfois un nasi goreng, riz frit, ici servit avec des sortes de chips. On a aussi testé les sate, brochettes de viande avec sauce cacahuète. Dur d’éviter le piment toujours utilisé a fortes doses… L’Indonésie est beaucoup moins chère que les autres pays d’asie du sud-est, et on s’offre assez régulièrement une boisson fraîche, un jus de fruit ou un café sans exploser notre budget.

culture balinaise

Tout au sud de Sumatra, c’est la région du Lampung. Ici, une très grande part de la population provient de Java ou Bali, depuis des programmes de transmigrations qui avaient pour objectif de mieux repartir la population. On traverse donc des villages de javanais, ou des villages de balinais avec des temples hindous. Et avec ces différentes cultures et origines qui cohabitent, on observe une grande méfiance mutuelle. Quand on nous accueil chez des javanais par exemple, on nous dit bien qu’ici c’est aman, sur, parce qu’on est chez des javanais. Pareil chez des « locaux ».

Le 8 mai, la journée avait bien commencée. On dit au revoir a la famille de la rumah makan qui nous a hébergé pour la nuit, ils nous repettent encore une fois « dikat di jalan » (attention sur la route). On voit le bout. Plus de gros denivele, plus de gros trafic car on a pris une alternative plus petite, on est presque au bout de Sumatra. Apres 20 km, on repère une mosquée en face. Pause ? Ouais. Attention ! Bam. Une moto arrivait très vite par derrière. Sara qui était devant moi la pas vu et a traverse la route. La moto percute l’avant du velo et tombe. Sara s’envole et retombe en arrière. Je lâche mon vélo au milieu de la route et cours. Elle se relève aussitôt, en gueulant « Non mais moi ca va, c’est le vélo qu’est foutu ! ».

Et rien que d’y repenser pour le raconter, 3 mois plus tard et alors que je sais que tout s’est finalement bien terminé, j’en ai le cœur serré. Beaucoup d’émotion, de peur, et au final beaucoup de chance aussi. Sur le coup elle pense que tout va bien, puis finalement prend conscience de plus en plus de douleurs en se calmant. Mais au final, ce n’est que quelques égratignures et bons bleus, et une semaine après tout est parti. Les gens sont tous adorables, ils mettent nos vélos en dehors de la route, un gars embarque la roue tordue pour voir ce qu’il peut faire, on se retrouve très vite dans une maison avec a boire et a manger (bien qu’on ait pas du tout faim). Un gars nous apporte une clé pour avoir internet car nous on capte pas. Puis il nous invite même chez lui pour trois jours, le temps de se remettre. Et de voir passer un acheteur de jackfruit qui vient récolter les fruits dans l’arbre :

Le vélo lui n’as pas de système immunitaire aussi performant. On ne fait pas les fiers quand on repart. Une roue toute tordue (mais qu’un gars a incroyablement réussi a redresser suffisamment pour qu’on puisse rouler avec) qui bouge dans tous les sens, le porte bagage plié, une fourche tordue, et un seul frein chacun, car sa manette de frein arrière est cassée en deux, alors on a échangé les roues avant). Par contre, on a la classe avec les autocollants que Edi nous a fabriqué, avec le logo du Lampung et nos noms :

Edi nous accueille le temps de se remettre

On ne rend pas compte combien de temps le vélo peut tenir. On se dit qu’on essaye de terminer Sumatra. 5 km, ça a tenu. 10 km, ça roule encore. On continue, et le lendemain, ça y est, on est au terminal de ferry. On a finalement achevé la traversée de Sumatra !

8 Responses to Traversée de Sumatra : on est trop des buleh

  1. béné says:

    c’est tellement dépaysant de vous lire, dur l’accident de sara.

  2. hujjo says:

    Fiouh ! Il s’en passe des choses ! Difficile de tout retenir, quand j’écris un commentaire, j’ai toujours envie (besoin) de relire l’article pour savoir quoi dire.
    En tout cas, c’est cool de retrouver des plaisirs simples du début de l’aventure et tant mieux que l’aventure se soit bien terminée (jusqu’au prochaine numéro ;-))

    • Matthieu says:

      Ouais, toujours beaucoup de choses a raconter ;) et encore il faut faire des choix !
      Merci pour les retours !

    • Myriouf says:

      oui moi aussi en lisant j’ai plein de réactions mais en arrivant au bout de l’article ça fait déjà décalé par rapport à tout ce qui s’est raconté entre temps ! ;)

  3. anne-laure says:

    J avais entendu parler de l accident …. pas facile en effet ! Mais contente qu’il n’y ait que des degats materiels ! Vu ce que vous nous racontez sur la circulation ! Merci pour vos nouvelles, c toujours tres sympa a lire et ca nous fait voyager !

  4. Yannick says:

    Un petit panneau « 1000 IDR la photo avec des Buleh » aurait fait sensation lors de votre traversée de Sumatra… Et renflouer vos caisses par la même occasion! Mais vous auriez peut-être fait moins de rencontres agréables!

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