Entre palmiers à huile et hévéas

La Thaïlande que l’on retrouve ne ressemble pas beaucoup a celle que l’on a quittée un peu plus haut. Plus de plates rizières a l’infini, mais des collines recouvertes de palmiers a huile ou d’hévéa. Les temples bouddhistes sont devenus rares : bien plus courantes sont les mosquées, indiquées par le mot malais « masjid« . Djellaba, foulards stricts, ça fait un sacré changement !

Ces deux semaines en Thaïlande, depuis la Birmanie jusqu’en Malaisie, c’est un peu la routine. Marquées par les fortes températures qui augmentent a mesure que l’on descend vers les basses latitudes, les journées se suivent et se ressemblent un peu.

Quand le réveille sonne a 5h30 du matin, la nuit est encore bien installée. Entre les branches ou les larges palmes, les étoiles brillent. Rien n’annonce encore le jour, et on voudrait bien profiter encore de cette précieuse fraîcheur d’avant l’aube, sous la fine couverture en polaire que l’on a trouvée dans un petit bazar. Pourtant, imperceptiblement, les étoiles s’estompent, la nuit accepte peu a peu sa défaite quotidienne, et quand on part une demi-heure plus tard, on y voit déjà assez clair pour rouler. Ces premières heures du jour sont les plus agréables. Puis la température monte, si bien qu’en fin de matinée on ne pense plus qu’a atteindre un endroit ou passer l’après-midi. Souvent, on essaye de viser une ville, pour passer les heures chaudes dans un cyber-café. Sinon, on choisit un coin a l’ombre. Ces pauses rythment notre progression. Quand on repart, en fin d’après-midi, on n’a pas le temps de faire plus d’une quinzaine de km, et la luminosité baisse déjà, c’est le moment de trouver une palmeraie, ou, a défaut, une plantation d’hévéa. Il fait nuit a 19h, une heure plus tard, on dort déjà.

Les palmiers a huile sont partout. On en récolte les énormes infrutescences marron pour produire l’huile la plus consommée au monde. Ils les récupèrent a coup de hache et remplissent des camion entiers. En tout cas, pour bivouaquer, c’est parfait. Un sol bien dégagé, on y est tranquilles même non loin d’une route passante. Vu du ciel :

Et vu d’en bas :

Voila donc notre nouvelle et fameuse tente achetée a Bangkok. Sur une des portes, il manquait un point de couture pour bloquer le chariot, ce qui fait que la première fois qu’on monte la tente, juste avant la Birmanie, en voulant fermer la porte, il sort, le zip s’ouvre tout seul et la porte est foutue. Dix soirs de suite on doit couvrir la tente avec la moustiquaire, on rouspète, on se dit que c’est trop bête… Le onzième soir, on s’est arrêté plus tôt que d’habitude car on est tombé sur un temple bouddhiste, et que c’est le top de camper la pour avoir douche et lessive.  Alors, on se dit qu’on va regarder ça de plus près, on coupe un cm de tissu, ce qui débloque l’extrémité de la fermeture éclair, on arrive a renfiler le chariot, fermer la porte qui restait ouverte, et recoudre. Ça nous a prit 10 minutes.

Du coup, c’est vraiment cool. Car a part ce souci – comme on le répétait chaque soir – cette tente est très bien. Perle rare qu’on a mis longtemps a dénicher. C’est le grand luxe : on peut s’asseoir tous les deux en même temps, ou dormir dans n’importe quelle position sans toucher les parois. Mais surtout, elle est très aérée, beaucoup plus adaptée au climat chaud. Avec 4 fenêtres plus une ouverture au sommet, on croirait dormir a la belle étoile !

Du coup, c’est un peu routinier, mais en même temps, ça nous plait bien. On retrouve la facilite du bivouac, on reprend un rythme plus soutenable, faisant des étapes moins longues mais en prenant le temps de faire la lessive ou se laver quand on trouve un point d’eau.

Et puis, on a quand même deux ou trois choses a raconter !

Déjà, on a fait une bonne petite boulette des le tout début. On avait vraiment peur de ce tronçon car il n’y a pas trop d’alternatives a la route 4. Route 4 : numéro a un seul chiffre ! Dans la première partie de Thaïlande, les routes a 3 chiffres étaient toutes des 2×2 voire 3×3 voies. On essayait même d’éviter les routes a 4 chiffres quand on pouvait (et on n’a pas fait plus de 10 km cumulés sur de la 4-voies du Cambodge jusqu’en Birmanie, grâce a google maps, un succès !). Donc la, cette route 4 nous inquiétait sérieusement, car on n’aime pas ça, les grosses routes. Alors, quand on a vu une petite route qui partait dans les montagnes et permettait de raccourcir le tronçon sur la 4 de 25 km, on n’a pas trop hésité. Quand même, au moment de quitter Ranong, je dis a Sara :
– J’ai regardé le profil de la route, ça a l’air bien costaud, quand même.
– Bah, ça va être comme la Birmanie, non ?
– Non, y a un col a 500 m.
– De toute façon ça vaut le coup, non ?

J’insiste pas, si elle elle est partante, j’aurais un peu la honte de préférer faire de la grosse route.

Effectivement, dans les 34 degrés qu’il fait encore en fin d’aprem, on se lance sur la route qui attaque direct a 10 pourcents. Mais finalement, ça devient plus facile, et on atteint un petit étang très chouette pour y dormir.

Mais le lendemain, la route laisse vite place a un petit chemin. Au départ, plutôt joli.

Il se révèle être un des plus durs tronçons qu’on ait fait. Tout a coup, si on oublie la foret tropicale de part et d’autre, on se croirait de retour au milieu de Kirghizistan. En pire. Plein de rivières a passer dans l’eau. Des pentes a plus de 15 pourcent qui s’enchaînent, on glisse dans le sable. Même en s’y mettant a deux par vélo, on a parfois vraiment du mal a atteindre le haut. Pour tout redescendre juste après, et recommencer. Par chance, la journée est un peu plus fraîche, et on est a l’ombre des arbres.

A 14h, alors qu’on a a peine fait de pauses depuis sept heures sur cette piste harassante, on atteint le col, ahanant. On a fait 16 km. La redescente est plus douce, puis on rejoint une route. Mais le meilleur, c’est que le jour d’après, quand on rejoint finalement la route 4… on découvre en fait une route plutôt sympa, et qui n’a que deux voies !

Un samedi soir, on repère un portique rouge et or au dessus d’une petite route, qui indique la présence d’un temple pas loin. Mais on tombe tout de suite sur des tentes dans un large terrain. Des scouts ! L’hésitation n’est pas longue, on va leur demander si on peut passer la nuit sur le lieu de camp. Excellent accueil. C’est des classes d’un lycée technologique, en week-end scout du vendredi au dimanche. On vous l’avait dit, ici le scoutisme, ça se passe dans le cadre scolaire ! Trois chefs-profs d’anglais discutent avec nous. Quand on leur dit qu’en France, on était aussi scouts, ça leur fait ni chaud ni froid : ici c’est normal. Mais il sont très sympa, et nous offrent le dîner.

Quand la veillée va commencer, le jeune prof d’anglais nous donne un café. Apres quelques questions, il s’exclame : « ahh, intéressant ! Je pensais que vous étiez des touristes normaux ! ». 300 jeunes se regroupent, ils portent le foulard et des t-shirt de sport et forment un grand U carré. Quelques chefs ont la tenue complète. La veillée commence a 19h.

Danses, sketchs, chants. A cote de tenues a la rigueur militaire et de traditions chez nous oubliées, en fait, ils se marrent bien. Ambiance très cool. Musique disco. Rires. Soudain, Sara se fait embarquer pour une danse autour de la pyramide de néons rouges faisant office de feu de camp.

Bon, c’est assez vite un peu monotone pour nous. Mais ils n’ont pas l’air de s’en lasser. Finalement, tout le monde forme un grand cercle et se tenant les mains, bras croises. Ils entonnent « ce n’est qu’un au revoir » (marrant d’entendre un air connu dans une langue inconnue) et c’est seulement a plus de 22h que les jeunes s’égaillent. On rentre dans notre tente thaï, tout a fait dans le moule !

Lever de bon matin. 5h30, musique a fond sur le lieu de camp. Pendant que les jeunes font des exercices (avec le chef-prof de sport), on nous fait gouter d’excellentes choses pour le petit-dej.

On devine qu’il va y avoir un lever de drapeau. Oh, c’est dommage, il fait encore sombre. Faudrait leur expliquer que pour les photos, ce serait mieux d’attendre un peu ! Mais non, pas la peine, la séance de dérouillage dure une bonne heure. Les scouts repartent dans leurs tentes, et quand ils reviennent, tous en tenue complète, le soleil a dépasse la cime des arbres et la lumière matinale éclaire la scène.

La cérémonie peut commencer. Discours, chants et même une danse.

Et enfin, la levée du drapeau thaïlandais en grande pompe.

Pour camper, il y a aussi les plantations d’hévéa qu’on cultive pour le caoutchouc. Ces deux arbres recouvrent tout. Mais un matin, vers 4h30, alors qu’il fait encore nuit, on découvre que c’est parfois moins tranquille que les palmeraies. Du bruit pas loin : un type va d’arbre en arbre avec une frontale. Méthodiquement, il fait chaque rangée. Peu a peu, il approche de la tente. Il nous éclaire parfois, mais continue son travail sans sembler plus perturbé que ça. Il arrive finalement a notre niveau, et on peut observer son travail de plus près. A 1 mètre de la tente, on le voit réouvrir la cicatrice sur le tronc de l’arbre d’un coup d’outil tranchant. Quand on sort de la tente un peu plus tard, le latex blanc coule au goutte a goutte.

Le coupable

Pendant ce tronçon, une 8eme crevaison, sur le pneu avant de Sara. Bah, ça tombe plutôt bien, on allait bientôt se poser pour l’après midi, et il y a un abri pas loin. Sauf que le trou est trop proche de la valve, ça force un peu en entrant dans la jante, et ça décolle la rustine. Au troisième essai, mince, j’arrive plus a serrer la roue sur la fourche. Ça force, et ça se bloque. On peut plus ni visser ni dévisser, la roue ne tient pas. Et le pneu qui se dégonfle une fois de plus.  Même avec la pince qu’un garçon est allé chercher en courant, on arrive a rien. Le père embarque tout notre fourbi a l’arrière d’un vieux pick-up, et nous amène 2 km plus loin, a un garage pour moto. Avec un puissante pince, je peux débloquer le truc. C’est juste le pas de vis sur l’axe qui est un peu abîmé. On met la chambre a air de rechange (qui fuit un peu mais on peut rouler avec plusieurs jours), et on resserre la roue en forçant. On peut au moins rouler, mais au moindre problème sur la roue on peut plus la défaire a la main. On se dit qu’on va devoir rouler jusque Krabi, mais non, a la première petite ville ou on arrive le lendemain matin, Phan Nga, on tombe sur un gars qui parle très bien anglais, enlève l’axe et nous en met un nouveau. Ouf !

La région est prisée pour ses îles et leurs plages. Un gros tourisme balnéaire, qui nous fait pas du tout envie. Plus on descend, plus les prix, eux, montent. On ne sait pas trop comment s’y prendre. On chercher un peu sur internet, et on voit que sur une des îles il y a de la vraie vie et moins de touristes, pourtant non loin de Phuket. On tente le coup.

Partant du Phang-Nga, on traverse une baie avec des pics karstiques, un peu comme Ha Long mais moins impressionnant quand même. Plein de bateau nous proposent d’aller faire un tour dans la baie pour un prix un peu cher. Même stratégie que pour Ha Long, en prenant un bateau qui nous amène sur une île, comme c’est que du transport ça coûte beaucoup moins cher. Et on y voit quand même pas mal. Un seul bateau par jour, a 13h. Parfait, ça nous laisse le temps de retourner a Phang Nga, a 10 km, ou j’ai oublie mon chapeau…

La vue du bateau est sympa.

Attention, ça décoiffe !

Arrives sur l’île du Nord, Ko Yao Noi, on reembarque pour l’île du Sud, Ko Yao Yai, plus sauvage. On descend jusqu’à une baie ou on bivouaque pas loin de la plage. Un gros vent met a l’épreuve notre tente, qui s’en sort bien.

Le lendemain matin, on remonte au nord de l’île, et on s’avance vers une pointe de sable avec des palmiers qu’on a repéré la veille. On peut aller loin, la mer nous arrivant dessus de part et d’autre.

 Puis on retourne sur l’île du Nord. Pour son essence, on a le choix de la couleur.

Entre les deux îles.

Pomme, fraise ou citron ?

Depuis Ko Yao Noi, on embarque en direction de Krabi. Quelques vues sympa de ce cote aussi.

Bon, c’était assez sympa, mais les îles n’étaient pas extraordinaires non plus. On a eu un peu peur de se frotter au tourisme sur les îles plus courues comme Ko Phi Phi ou Ko Lanta. Mais du coup, on a pas non plus vu les plages de rêve que tout le monde vient chercher ici… tant pis !

Et c’est finalement a partir de la ville de Krabi que la route 4 est devenue celle que l’on redoutait au départ. 80 bornes pas très drôles. 

Sur la fin, on se fait surprendre par la pluie. D’abord quelques nuages, puis le ciel se recouvre de grosses nuées. Par chance, on évite le plus gros des averses. La tente dont on teste le double-toit pour la première fois se révèle imperméable. Ouf !

On approche de la frontière malaise, et la Thaïlande nous souhaite bon voyage !

20 Responses to Entre palmiers à huile et hévéas

  1. Myriouf says:

    cool Raoul ! (mes commentaires sont de plus en plus recherchés… il faut dire que depuis 14 mois où tout est chouette, ça fait répétitif, alors c’est juste un coucou pour dire que j’ai lu et que j’apprécie toujours hihihi )

  2. TF1 Production says:

    Votre passage près de Koh-Lanta et l’article parus sur Centre-Presse nous ont intéressés et donné l’idée d’u nouveau type d’émission de téléréalité destiné à booster l’audience de notre chaîne.
    Nous nous proposons donc de vous accompagner pour la suite de votre périple.
    Une discrète équipe de 20 personnes et huit véhicules vous accompagnera ainsi qu’un hélicoptère, à compter de mercredi prochain.
    Vous serez reliés à la production par un micro et une oreillette qui vous dicteront les mots historiques à prononcer au fur et à mesure de vos découvertes.
    Comptant sur votre accord.
    En échange bien sûr, nous assurons la promotion de votre voyage…

    • M6 Télévision says:

      Nous assurerons non seulement la promotion mais aussi le financement du voyage si vous testez votre fidélité auprès de ravissantes javanaises et de ténébreux indonésiens au cours de tête à tête amoureux programmés par l’émission. Bien entendu il faudra suivre les scénarios qui vous seront dictés afin de maintenir une audience suffisante, et vous embrouiller le plus souvent possible.

  3. Votre voyage me rappelle celui que j’avais fait d’avril 84 à octobre 85, après avoir soutenu ma thèse sur le thème « le caoutchouc. Espèce botaniques. Procédés de récolte ». J’avais ensuite été étudier les différentes espèce que l’on trouve à Bornéo, Java, Sumatra et Singapore.
    C’était une autre époque où il n’y avait pas encore de plantations, tout au plus quelques essais que j’avais pu observer au jardin botanique du Buitenzorg, à Bogor (Java). J’étais tellement passionné que là-bas, on m’avait surnommé « l’homme caoutchouc » !
    Il parait qu’on retrouve encore en ligne quelques-uns de mes ouvrages…
    Un lointain ancêtre
    PS : Il s’agit de 1884-1185 bien sûr…

    • Epatée says:

      Un ancêtre qui remonte le temps ! Il recule de 7 siècles entre son départ en voyage et son retour…

      • Eh, jeunette ! Désolé mais je n’ai découvert que très tard l’informatique, moi ! C’est sans doute pour cela que je me suis trompé de date et même de page pour mon commentaire…
        Il s’agissait bien de 1885 lorsque je suis revenu : pour s’en rappeler, c »est facile, c’est l’année où les anglais ont inventé la chaîne et le pignon qui simplifiaient drôlement l’usage du vélocipède… Quelques années plus tard, peut-être grâce à mes travaux, les frères Michelin inventaient la chambre à air !

        • Matthieu says:

          Je me suis permis de déplacer les commentaires vers la bonne page ;)

        • hujjo says:

          Cher ancêtre, c’est une véritable chance que de vous rencontrer en ce jour, j’ai du rechercher dans mes mails (du courrier, mais que l’on s’envoie par ordinateurs) pour retrouver un arbre généalogique et étudier nos liens familiaux.
          En tout cas ce blog (le site web où vous avez poster vos commentaires) est tout simplement magique ! J’espère pouvoir rencontrer d’autres personnes de notre famille d’ici les prochaines semaines !

          • hujjo says:

            Ah, et je précise aussi que je suis intéressé par votre thèse que je la lirai aussi vite que je le peux !

    • Matthieu says:

      Cher arrière-arrière-grand-père,
      Je ne savais rien de ce voyage passionnant !
      Tes travaux ont été tellement efficaces que l’on supprime aujourd’hui les forets tropicales pour aligner les pieds d’hévéas… mais pouvais-tu imaginer que ta thèse de pharmacie contribuerait a de tels désastres ?
      Un arrière-arrière-petit-fils

  4. Deplanques Michel says:

    Tout comme Myriouf votre voyage impressionne et a voir interesse les télés je me pose la question si cela va vraiment vous aider dans votre aventure je ne parle pas du côté financement mais de l’aventure par elle même .Merci de votre récit

  5. hujjo says:

    Sincèrement, je me demande qui est la personne qui trouve toutes ces idées ! Après le pepsisien, c’est génial ! Continuez comme ça !

    • Ananas says:

      Hey Hujjo : sans te dévoiler entièrement les personnes je peux te mettre sur la piste…elles sont maintenant 2 et parfois se répondent, comme ici TF1 et M6…elles sont des proches pour toi et encore plus proches de moi !!!

      • Ananas says:

        Ah au fait j’ai oublié de te dire ce qu’est un « vine » : c’ est une vidéo de 6 secondes ! Si j’ai bien compris ce que m’a dit Marjo, ça fait partie d’un réseau…ça je comprends moins.
        En tous cas le vine qu’elle m’a montré, 2 personnes déguisées en poules et mimant la danse des canards était bien drôle !

        • hujjo says:

          Ahhhhhhhh ! Merci Ananas ! Je pense savoir qui s’amuse bien (et avec raison d’ailleurs !).
          Par réseau, Marjo doit vouloir entendre un mouvement de publication de ces vines sur le net, à confirmer…

  6. Ananas says:

    Ce sont les commentaires d »itinéraire réalisé » qui ne s’affichent pas, pour les curieux allez voir, il y en a deux nouveaux !

  7. anne-laure says:

    Merci pour ces nouvelles ! Je suis en retard ms j’essaie de rattraper

    • Sara says:

      Nous aussi on commence à prendre sérieusement du retard ! Trop de trucs compliqués à gérer en ce moment, pas trop la tête à écrire le blog…

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