Stress à Baku

Le 27 juin, apres une étape matinale de 50 km, nous entrons dans la capitale bourdonnante a 7h du matin. Bon, il faut encore la traverser jusqu’a l’ambassade ouzbèke : on veut lancer les visas avant le week-end.

Une étape bien stressante. Deux choses a gérer : les visas et le bateau pour le kazakhstan. Pour les visas, la chance n’est pas de notre coté. Plusieurs fois, apres une longue traversée épique de la ville, bousculés dans les bus bondés dans une chaleur insuportable, on tombe devant une ambassade finalement fermée. Que peut-on y faire ? Notre voyage en depend completement, mais on est impuissant. Pour avoir une idée du temps alloué :

Jeudi : 10h amb. ouzbèke : demande de visa. 15h amb. tadjike : fermée. (le consul est actuellement occupe avec la secretaire)

Vendredi : 9h amb. kazakhe : demande de visa. 15h amb. tadjike : fermée. (le consul est actuellement occupe avec la stagiaire)

Lundi : 13h amb. tadjike : demande de visa, ouf ! (le consul s’avere etre tres gentil, quand il est la)

Mardi : 16h amb. kazakhe : fermée.

Mercredi : 10h amb. kazakhe : recupération des visas !

Jeudi : 15h amb. tadjike : recupération des visas ! 16h amb. ouzbèke : – repassez dans deux jours, il y a eu une erreur lors de la transmission de votre dossier, j’ai toujours pas de confirmation. – Heu… On a un bateau demain matin. – Bon… je vais me faire pendre… : récupération des visas !

Visas en poches !

Heureusement, nous avons eu plus de chance pour l’hérbergement. Cavid, unique hote Warm Showers, n’herbergeait plus depuis quelques temps a cause des exams, mais il est libre a nouveau pour notre arrivée. Et il ne sera bientot plus disponible : dans un mois il part a 21 ans au service militaire, obligatoire apres la licence. Un an sur la ligne de cessez-le-feu avec l’Armenie, ou le feu n’a jamais completement cessé, dans des conditions reputées difficiles. Dur, pour un antimilitariste ! Dans sa famille, on est traite comme des princes. Un chambre avec internet, des plats excellents que sa mere nous sert a toute heure, meme si on vient de manger. Une famille adorable. Cavid connait tres bien sa ville et son pays. Il nous aide au depart a nous repérer, et nous apprend beaucoup de choses. Un vrai guide. Le lundi, ils accueillent de la famille pour 3 jours : on passe alors 3 excellentes soirees chez deux amies a lui dynamiques et tres heureuses de nous recevoir. Apres notre passages, un nouveau point apparait sur warm showers ! Un peu loin de la ville, mais cela en vaut le cout pour la rencontre ! Et le jeudi, quand on apprend qu’un bateau part le lendemain matin, et que ca nous arrangerait de dormir en ville (ou sont restés nos vélos), la chambre est de nouveau libre !

Cavid nous guide dans les rues de Baku

Yrhana et Rovshana, deux hotes adorables.

Les trajets en bus (20 centimes a chaque fois -manats et euros sont presques équivalents-, un petit budget au final) sont éprouvants. L’usage est systematique, des qu’une femme entre, un homme se leve aussitot, sans rien dire. Du coup, c’est femmes assises, hommes debouts. Une pratique qui nous surprend au depart, chez nous, c’est plutot l’age qui donne la priorite. Dans la folle circulation (déja dans le pays, c’est la conduite la plus dangereuse qu’on ait vu jusque la, dans la capitale c’est simplement effrayant) il faut bien s’accrocher aux barres. Dans le metro, bondé a toutes heures, on a hate d’en sortir : a cote les parisiens sont petits joueurs, quand il s’agit de se tasser.

A coté des visas, on trouve quand meme le temps de faire autre chose. Vendredi, a l’ambassade kazakhe, rencontre de Marie et Olivier, partis il y a quatre mois de France, et de Baptiste, parti d’Istanbul. On se retrouve pour un diner en ville le samedi soir, et Cavid nous guide a travers Baku nocturne et frais. Dimanche soir, invitation au mariage d’une amie de promo. Soirée au coeur d’un mariage azeri. Grande reception dans un batiment dedie. Robes de princesses et concours des talons les plus hauts. (sauf une, en pantalon…) Cote hommes, c’est plus sobres, pantalon – chemise (sauf un, en T-shirt…). Grandes tablees, musique, danses. Parfois les jeunes, parfois les vieux. Parfois une troupe qui donne un spectacle. Cameras avec ecrans en direct (ce qui met tres a l’aise, quand on y passe en gros plan), et photographes, qui passent ensuite vendre leurs photos. Visite de la vieille ville, assez jolie dans ses remparts, du centre-ville tres moderne, du grand parc du bord de mer. Baignade dans la caspienne a l’ecart de la ville, et visites d’anciennes tours. Et, si dans le pays on avait regulierement droit a une citation ou juste un coucou d’Aliev senior, dans la capitale c’est impossible de l’oublier. Jamais vu un culte de la personnalite si present.

Les flame towers, un symbole du Baku moderne

Un mariage azeri, la table.

Les colombes

Pose avec la mariee

Remparts

Un coucou d’Heydar Aliyev

Le jeudi 4 juillet, tout se precipite. On obtient nos derniers visas, et on apprend en meme temps qu’un cargo part le lendemain matin. Soirée avec Olivier et Marie, Baptiste, et Johanna qui veulent aussi prendre le bateau, et quelques autres voyageurs rencontrés. Mais un stress plane encore ce soir : y aura-t-il 6 places ?

2 Responses to Stress à Baku

  1. Marjo says:

    HALLELUJAH !!! Quelle histoire avec ces visas ! ^^
    Et bien, contente que votre voyage progresse et que vous continuiez de faire de superbes rencontres ! :)
    Gros bisous :* (Bientôt le prochain épisode ? J’espère ! Haha)

  2. Myriouf says:

    je dirais même plus : Gaumarjos !

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