Grèce du nord

Le temps passe, les journées défilent, et le blog, lui, stagne un peu. Difficile de raconter tant de choses en si peu de temps ! Voici donc le petit récit de notre traversée de la Grèce. Un petit résumé, histoire de vous faire partager un peu plus nos aventures que par les photos.

Traversée du massif du Pinde

On entre en Grèce dans cette région montagneuse du nord-est nommée Epire. Toujours avec nos deux compagnons Margot et Gautier, on descend plein sud par de belles petites montagnes boisées jusqu’à Ioannina. Nouveau pays, nouvelle langue, et même nouvel alphabet, on ne connait encore rien au grec ! Le deuxième soir, on envisage le bivouac, quand on passe devant une belle petite maison en bois isolee. De grands sourires nous accueillent immédiatement. Des albanais ! Une chance, on est tout content de pouvoir réutiliser notre petit lexique albanais, et du coup apprendre quelques mots grecs.

C’est a Ioannina, apres 700 km partages et 3 semaines en commun depuis Benevento en Italie, que nos chemins se séparent : Margot et Gautier continuent vers le Sud, pour longer la cote grecque jusqu’à Athene, et ensuite rejoindre la Turquie via les iles ; nous partons plein est rouler ver la Turquie via le nord de la Grèce. Trois semaines de vie a 4, c’était un nouveau quotidien. Des compromis a faire certes, un peu moins de liberté peut-etre, mais en retour des moments forts partages, des chants échanges, le plaisir d’être a 4 et de se sentir plus forts, bref, une belle expérience vécue. Du coup, ca nous fait tout drôle, ce matin la dans le centre de Ioannina, quand on regarde leurs drapeaux s’éloigner au milieu des voitures tandis que nous prenons la direction opposée. Mais qui sait, nos chemins se recroiseront peut-etre ?

Je vous invite a voir leurs photos ici !

Arrivee a Ioannina, apres 3 semaines de route partagee (« George ! »)

Et nous attaquons le franchissement du massif du Pinde. De belles et hautes montagnes aux sommets enneiges. Le col de Katharas est encore ferme a cause de la neige (depuis la construction de l’autoroute, cette route n’est plus entretenue). Nous avons croise quelques cyclo ces derniers temps : un allemand, qui du coup a pris le bus. Un suisse allemand, qui lui a pris l’autoroute. Et enfin une anglaise, qui a contourne le col par des petites routes. Voila qui nous réjouit plus ! Nous passons donc un autre plus petit col a 1 500 m, au milieu de sublimes paysages. Et on a plus qu’a redescendre, direction : les météores !

Bivouac dans les montagnes

ça monte, ça monte !

le col est franchi !

Redescente vers les Météores

Moyennes montagnes macedoniennes

Les plus hautes montagnes sont franchies. Bon, mais c’est pas la fin du relief pour autant ! La Grèce est un pays montagneux : ce n’est plus une donnée théorique lue sur Wikipedia, mais un fait vécu par mes mollets. Jusqu’au niveau de Thessalonique, nous choisissons des petites routes dans les moyennes montagnes de Thessalie et de Macédoine occidentale. Tout d’abord, le fameux site des Meteores, et ses monasteres perches. Vraiment, meme si ce n’est pas tres original puisque c’est un des lieux les plus connus du pays, nous tombons sous le charme et le qualifions a l’unanimité « Plus beau site depuis le depart« .

Ascension au milieux des meteores

Meteores, vue d’ensemble

Couleurs printanières

Aurore aux meteores

Comme on est en altitude, bien que deja fin mars – debut avril, il fait encore froid, et le nord-ouest de la grece est tres pluvieux, ca commence a etre un peu long. Mais les signes du printemps ne cessent de se multiplier : cette fois, vraiment, le beau temps de devrait pas tarder !

Pelouse fleurie

L’Olympe, residence des dieux et plus haut sommet du pays

En revanche, un gros point negatif de cette region : les chiens. Des meutes d’une dizaine d’enormes chiens agressifs nous courrent regulierement dessus. Les troupeaux de brebis ou de chevres en sont souvent l’annonciateur. Mais des chiens nous attaquent aussi au passage des stations services ou devant des maisons. Réflexe important : stopper immédiatement le vélo.

Plaines cultivees de l’Est

A partir de Veria, on est encore entoures de jolies petites montagnes, mais cette fois on les coutourne le plus souvent sagement. De grands champs ondulent paisiblement, vert (ble), marron (labour) ou jaune vif (colza).

Dans la plaine

Grebes en parade amoureuse sur le lac de Kerkini

Aux pieds de la montagne Pangeon

Un peu avant Alexandroupoli, une très bonne surprise nous attend. Sur notre carte, une petite route est indiquée qui longe la mer. Mais le problème, c’est que personne ne connait les petites routes. Tout le monde nous dit donc qu’il n’y a rien et qu’il faut prendre les gros axes, comme d’habitude. Alors on essaye quand même, et on découvre une petite piste dans un endroit magique. Les collines sauvages tombent dans la mer, recouvertes d’yeuses, de vieils oliviers, de rochers et d’asphodèles en fleurs. En plus, de nombreux vestiges archéologiques parsèment le chemin, assez impressionnants bien que peu connus : theatre, basilique, remparts, de grandes villes ont existé ici. Au milieu de ce paysage, nous plantons la tente avec seulement quelques vaches comme compagnie. Assurement un des plus beaux bivouacs.

« C’est la crise »

On prend des petites routes, on traverse de tout petits villages : l’accueil y est très bon. Ici, on nous ouvre une ancienne école, la une église ou une salle municipale. Souvent on nous héberge, et on découvre alors de l’interieur la vie des grecs. C’est encore une fois la decouverte d’une langue, d’une culture, d’une gastronomie qui rend le voyage si riche. Des rencontres intéressantes, qui ont toutes un point commun : pas un grec ne nous aura pas parle de la crise… Les salaires tombes en flèche, les jeunes qui retournent habiter chez leurs parents. Une sorte de fatalité sans espoir. Mais on continue a vivre.

Petit-dejeuner grec.

Fabrication de la pita (dans l’objectif de remplir nos sacoches)

Une des heureuses rencontres

Quelques remarques en vrac sur le pays : des petites « eglises-boites-aux-lettres » qui bordent les routes, bien plus fréquentes que les bornes, des « eglises-cabines-telephoniques » pour prier en route, et des églises un peu partout, sur la moindre colline. Souvent elles restent ouvertes, et ça, ça fait plaisir. Ils servent de la confiture toujours dans une petite coupelle. On nous sert souvent du « cafe grec », qui s’appelle partout cafe turc sauf ici. On fait des gros petit-dejs, ça change du cafe italien et du lait albanais :) On retrouve la feta dans presque tous les plats. Les mamies se ressemblent toutes, le costume est toujours le même, jupe droite mi-mollet, gilet de laine, foulard noir sur la tête. On ne va pas vers Istanbul mais vers Constantinople, attention risque de vexer l’âme du grec en mal-nommant cette terre perdue. On mange beaucoup de sesame. Les maisons ont toujours de nombreux tapis a l’interieur. La barbe est obligatoire pour les popes. La pita, c’est bon. Des petits kiosques de forme octogonale sont très fréquents, parfait pour la pause. Beaucoup de tortues et de cigognes.

Une église orthodoxe

On a assiste a une celebration orthodoxe, tres chantee, dans cette église

Les eglises-boites-aux-lettres.

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