Côte d’Azur

La mer ! Emotion mitigée… à la fois la joie d’y arriver, et en meme temps, on sent que c’est le début d’une petite galère… L’arrivée à Sainte-Maxime est epuisante. Trop de voitures, de ronds points, de feux rouges… bien plus crevant que le massif traversé dans la journée !

« Je vais à la mer, alamala mer, je vais à la mer, aaaa la mer ! » (Paroles et musique : Marjo ;)

Et c’est parti pour quelques jours de cote. Dans tous les sens du terme, d’ailleurs. La route fait de véritables montagnes russes au-dessus de la mer. Du relief bien moins agréable que le franchissement d’un col. D’autant plus qu’une fois en haut, on n’a quasi jamais droit à un point de vue sur la mer, à cause de toutes ces grandes propriétés privées, plus murées, barriérées, barricadées les unes que les autres. Ahhh… les dérives du droit à la propriété.

« Je regardai avec étonnement le trait double qui figurait notre chemin : il faisait un détour immense.
– Les cantonniers sont fous, dis-je, d’avoir fait une route aussi tordue !
– Ce n’est pas les cantonniers qui sont fous, dit mon père, c’est notre société qui est absurde.
– Pourquoi ? demande ma mère.
– Parce que cet immense détour nous est imposé par qutre oiu cinq grandes propriétés, que le chemin n’a pu traverser, et qui s’étendent derrière ces murs.
[…]
Cependant, mon père expliquait à ma mère que, dans la société future, tous les chateaux seraient des hopitaux, tous les murs seraient abattus, et tous les chemins tracés au cordeau. »

La Gloire de mon Père, Marcel Pagnol

Ah… quand viendra ce jour ?

Le massif de l’Esterel nous offre tout de meme un beau panorama. On savoure le spectacle de ces falaises rougeoyantes tombant dans une mer sombre, contraste souligné par cette lumière si spectaculaire d’avant orage.

Spectaculaire, l’orage qui s’en suivit le fut aussi. Une pluie drue se met à tomber. Un éclair déchire le ciel, suivi de trop près par un énorme coup de tonnerre à en faire trembler l’abribus dans lequel nous avions trouvé refuge.

Nous attendons un peu, mais rien à faire, l’orage n’est pas décidé à partir. Avec la nuit qui arrive, commence alors l’angoisse de trouver un lieu pour bivouaquer. Sur cette cote bétonnée de partout, ce n’est pas chose aisée… Heureusement, le vent nous chasse tout ces nuages durant la nuit, et c’est sous un grand soleil que l’on se réveille. Il vallait mieux, arriver à Cannes par un temps pluvieux n’eut été guère glorieux !

L’arrivée à Nice et l’accueil si naturel de Régine finit de nous remonter le moral. Nous voilà fin prets à attaquer l’Italie ! Mais en arrivant à Menton, où aux orangers devenus habituels se sont en effet ajoutés les citronniers, on tombe sous le charme.

La fete du citron se prépare…

Et en quittant la ville, on décide de ne pas la quitter ! La vue sur la vieille ville serait quand meme bien plus chouette par une lumière matinale. C’est décidé, l’Italie nous attendra bien un jour !

On a bien fait de reporter, car on apprend qu’un colis (du materiel a remplacer, deja…) nous arrivera en poste restante à Menton le surlendemain. On profite donc de notre jour de congé imposé pour faire la révision générale de nos vélos. Et en discutant avec le vélociste devant sa boutique, on rencontre Carmelo, qui, ravi de voir des cyclovoyageurs, nous invite spontanément a venir diner avec sa famille (un risotto aux gambas que l’on n’est pas pret d’oublier !). Sur l’expérience de Francois, on échange notre petit plateau par un encore plus petit. Ce que l’on ne regrettera pas, c’est qu’on est chargé ! D’ailleurs, depuis le début du voyage, notre chargement ne cesse d’augmenter (sur divers conseils de nos hébergeurs : deux couvertures de survie, un rouleau de skotch répare-tout, deux chaines de vélos – pour les alterner regulierement et qu’elles s’usent en meme temps que les pignons -, un tube de crème hydratante, des sachets plastiques refermables, voila pour le moment). Carmelo nous fait remarquer qu’habituellement, c’est l’inverse qui se produit. Où est le problème ?!

Avec Maxime et Marine, les deux bouts d’chou de Carmelo et Elena.

Cette fois-ci, c’est la bonne. A nous l’Italie !

9 Responses to Côte d’Azur

  1. cinemarzel says:

    Haha, merci pour ce petit clin d’oeil, ça m’a fait trop rire :’) J’adore vos photos, elles sont trop belles *-*
    Ciao !

    #Marjo

  2. Raimon says:

    c’est très cool d’avoir un peu de vos nouvelles! Votre voyage fait rêver et donne extrêmement envie de bouger. Si jamais un jour vous avez du temps pour un rdv skype ce sera avec grand plaisir! profitez en
    des bises

  3. anne-laure says:

    C’est super de voir que tout se passe bien et que vous avez même accès à internet régulièrement ;-) merci pour les photos ! et bonne route ;-)

  4. ePaparazzi says:

    Dommage ! Je suis arrive trop tard pour vous photographier en tenue de soiree sur les marches de Cannes…

  5. yannick says:

    Sur le matériel en plus vous avez oublié de citer le téléphone portable… Hihi ça me fait me bien rire!!!
    Bises bon pédalage!

  6. Myriouf says:

    TADAM ! Un mois aujourd’hui ! Vous en avez fait du chemin… j’ai hâte de savoir la suite!
    (si les stats du blog descendent en flèche c’est juste que je serai en vacances LOL)

  7. Ananas says:

    Ah c’est malin ! Chaque fois que j’ouvre le blog (2-3 fois par jour) j’ai l’air de « je vais à la mer » dans la tête pour une demi heure !!! D’ailleurs les stats descendront aussi à cause de moi car je pars aussi en vacances…au même endroit que Myriam !!! Eh oui on part au Maroc dans quelques heures (mais pas à vélo !!!), d’ailleurs on passera à la mer… »je vais à la mer, alamala mer »……

  8. François says:

    Les abribus sont les amis des cyclovoyageurs…

    Et la propriété privée leur ennemie…

  9. Claude says:

    Bravo pour ce début. On voit que le « métier » rentre déjà. Les petites routes et les cols sont la grande joie des voyageurs à vélo. De très belles photos, nous nous régalons. Le dépaysement va commencer vraiment après la frontière avec le changement de langue. Profitez-en bien, c’est un grand pan de votre vie que vous vivez ! Félicitations d’avoir eu le courage de partir. Françoise et Claude de Grâne.

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